Bilaxten® 2,5 mg/ml

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Bilaxten® 2,5 mg/ml

1 – DÉNOMINATION DU MEDICAMENT

Bilaxten® 2,5 mg/ml, solution buvable.

2 – COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque mg de solution buvable contient 2,5 mg de bilastine.

Excipients à effet notoire :
• parahydroxybenzoate de méthyle (E218) (1,0 mg/ml) ;
• parahydroxybenzoate de propyle (E216) (0,2 mg/ml).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3 – FORME PHARMACEUTIQUE

Solution buvable.
Solution aqueuse claire, incolore, légèrement visqueuse avec un pH de 3,0-4,0, sans précipité.

4 – DONNÉES CLINIQUES

4.1 Indications thérapeutiques

Traitement symptomatique de la rhino-conjonctivite allergique (saisonnière et perannuelle) et de l’urticaire. Bilaxten® est indiqué pour les enfants de 2 à 11 ans.

4.2 Posologie et mode d’administration

Posologie

Population pédiatrique

Enfants de 2 à 11 ans
10 mg de bilastine (4 mL de solution buvable) une fois par jour pour soulager les symptômes de la rhinoconjonctivite (saisonnière et perannuelle) et de l’urticaire.
La solution buvable doit être prise une heure avant ou deux heures après la prise d’aliments ou de jus de fruits (voir rubrique 4.5).

Enfants de moins de 2 ans
Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques 4.4, 4.8, 5.1 et 5.2, mais aucune recommandation en ce qui concerne la posologie ne peut être faite. Par conséquent la bilastine ne doit pas être utilisée dans ce groupe d’âge.

Chez les adultes et les adolescents (plus de 12 ans), l’administration de comprimés de bilastine à 20 mg est appropriée.

Durée du traitement

Pour la rhinoconjonctivite allergique, le traitement devrait être limité à la période d’exposition aux allergènes. Pour la rhinite allergique saisonnière, le traitement pourrait être interrompu après la disparition des symptômes, et rétabli à leur réapparition. Dans la rhinite allergique perannuelle, un traitement en continu peut être repesé aux patients pendant les périodes d’exposition aux allergènes. Pour l’urticaire, la durée du traitement dépend du type des plaintes, de leur durée et de leur évolution.

Populations spéciales

Insuffisance rénale

La sécurité et l’efficacité de la bilastine chez les enfants ayant une insuffisance rénale n’ont pas été établies. Les études menées auprès d’adultes dans des groupes à risque spécial (patients atteints d’insuffisance rénale) indiquent qu’il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose de bilastine chez l’adulte (voir rubrique 5.2).

Insuffisance hépatique

La sécurité et l’efficacité de la bilastine chez les enfants ayant une insuffisance hépatique n’ont pas été établies. Il n’y a pas d’expérience clinique, ni chez les patients adultes, ni chez les patients pédiatriques atteints d’insuffisance hépatique. Cependant, étant donne que la bilastine n’est pas métabolisée et qu’elle est éliminée inchangée dans l’urine et les selles, l’insuffisance hépatique ne devrait pas augmenter l’exposition systémique au-dessus de la marge de sécurité chez les patients adultes. Par conséquent, aucun ajustement posologique n’est requis chez les patients adultes souffrant d’insuffisance hépatique (voir rubrique 5.2).

Mode d’administration

Voie orale.
La solution buvable est accompagnée d’une mesurette avec une marque a 4 mL (= 10 mg bilastine par dose).

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Population pédiatrique

L’efficacité et la sécurité d’emploi de la bilastine chez les enfants de moins de 2 ans n’ont pas été établies. Par conséquent, la bilastine ne doit pas être utilisée dans ces groupes d’âge.

Chez les patients atteints d’insuffisance rénale modérée eu sévère, l’administration de la bilastine en association a des inhibiteurs de la glycoprotéine-P, comme p.ex.: le kétoconazole, l’érythromycine, la ciclosporine, le ritonavir ou le diltiazem, peut augmenter les taux plasmatiques de la bilastine et donc le risque des effets indésirables.
Pour cette raison, la co-administration de la bilastine avec des inhibiteurs de la glycoprotéine-P devrait être évitée chez les patients souffrant d’une insuffisance rénale modérée ou sévère.

Bilaxten® contient du parahydroxybenzoate de méthyle (E218) et du parahydroxybenzoate de propyle (E216), qui peuvent provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

Des études d’interaction n’ont été effectuées que chez des adultes et sont résumées ci-dessous.

lnteraction avec des aliments

La prise d’aliments réduit de façon significative la biodisponibilité orale de la bilastine : de 30% pour la bilastine 20 mg en comprimés et de 20% pour la bilastine 10 mg en solution buvable.

lnteraction avec le jus de pamplemousse

La prise de 20 mg de bilastine avec du jus de pamplemousse diminue de 30% la biodisponibilité de la bilastine. Cela se produit aussi pour d’autres jus de fruits et varie selon les producteurs et les fruits. Le mécanisme pour cette interaction est une inhibition de l’OATP1A2, un transporteur d’absorption pour lequel la bilastine est un substrat (voir rubrique 5.2). Les médicaments qui sont substrats ou inhibiteurs de l’OATP1A2, comme le ritonavir ou la rifampicine, peuvent également entrainer la réduction de la concentration plasmatique de la bilastine.

Interaction avec le kétoconazole ou l’érythromycine

La prise de bilastine 20 mg une fois par jour associée au kétoconazole 400 mg une fois par jour ou à l’érythromycine 500 mg trois fois par jour a multiplié par deux l’ASC (l’aire sous la courbe) de la bilastine et par deux à trois la Cmax. Ces changements peuvent s’expliquer par l’interaction avec des transporteurs d’efflux au niveau intestinal, puisque la bilastine est un substrat de la glycoprotéine-P et n’est pas métabolisée (voir rubrique 5.2). Ces changements ne semblent pas avoir d’effet sur le profil de sécurité de la bilastine, du kétoconazole ou de l’érythromycine. D’autres médicaments qui sont des substrats ou des inhibiteurs de la glycoprotéine-P, comme la ciclosporine, peuvent également entraîner une augmentation de la concentration plasmatique de la bilastine.

Interaction avec le diltiazem

La prise de 20 mg de bilastine une fois par jour en association au diltiazem 60 mg une fois par jour a augmenté de 50% la Cmax de la bilastine. Cet effet peut s’expliquer par l’interaction des transporteurs impliqués au niveau intestinal (voir rubrique 5.2) et ne semble pas avoir d’effet sur le profil de sécurité de la bilastine.

Interaction avec l’alcool

Après la prise d’alcool et de 20 mg de bilastine une fois par jour, la performance psychomotrice était identique a celle observée après la prise d’alcool et un placebo.

Interaction avec le lorazépam

La prise de 20 mg de bilastine une fois par jour en association au lorazépam 3 mg une fois par jour pendant 8 jours n’a pas renforcé l’effet déprimant du lorazépam sur le système nerveux central (SNC).

Population pédiatrique

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée chez des enfants avec la solution buvable de bilastine. Comme il n’y a pas d’expérience clinique concernant l’interaction de la bilastine avec d’autres médicaments, les aliments ou les jus de fruits chez les enfants, les résultats obtenus dans les études des interactions chez les adultes devraient être pris en compte lors de la prescription de bilastine aux enfants.

Il n’y a pas de données cliniques chez les enfants qui spécifient si les modifications apportées à l’ASC ou la Cmax en raison d’interactions affectent le profil de sécurité de la bilastine.

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les données concernant l’utilisation de la bilastine chez les femmes enceintes sont inexistantes ou limitées.
Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets nocifs directs ou indirects en ce qui concerne la toxicité sur la reproduction, la parturition ou le développement postnatal (voir rubrique 5.3). Comme mesure de précaution, il est préférable d’éviter la prise de Bilaxten® pendant la grossesse.

Allaitement

L’excrétion de la bilastine dans le lait n’a pas été étudiée chez l’homme. Les données de pharmacocinétique disponibles chez l’animal ont montré une excrétion de la bilastine dans le lait (voir rubrique 5.3). Il doit être décidé si l’allaitement doit être continué/interrompu ou si le traitement par Bilaxten® doit être interrompu/non-initié en tenant compte du bénéfice de l’allaitement pour l’enfant par rapport au bénéfice de la bilastine pour la mère.

Fertilité

Les données cliniques sont inexistantes ou limitées. Une étude chez le rat n’a indiqué aucun effet négatif sur la fertilité (voir rubrique 5.3).

4.7 Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Une étude réalisée chez les adultes pour évaluer les effets de la bilastine sur l’aptitude à conduire a montré que le traitement par 20 mg n’avait pas d’effets sur l’aptitude à conduire. Cependant, comme la réponse individuelle au médicament peut varier, il faut conseiller aux patients de ne pas conduire ou d’utiliser de machines avant d’avoir déterminé leur propre réponse à la bilastine.

4.8 Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité chez la population pédiatrique

Au cours du développement clinique, la fréquence, le type et la gravité des réactions indésirables chez les adolescents (12 ans à 17 ans) étaient les mêmes que ceux observés chez les adultes. L’information recueillie dans cette population (adolescents) pendant la surveillance post-commercialisation a confirmé les résultats des essais cliniques.

Le pourcentage d’enfants (2-11 ans) qui ont signalé des effets indésirables après traitement par de la bilastine 10 mg pour une rhinoconjonctivite allergique ou une urticaire idiopathique chronique dans un essai clinique contrôlé de 12 semaines était comparable aux patients recevant le placebo (68,5% contre 67,5%).

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés par 291 enfants (2-11 ans) recevant la bilastine (formulation comprimés orodispersibles) pendant les essais cliniques (#260 enfants exposés dans l’étude de sécurité clinique, 31 enfants exposés dans l’étude pharmacocinétique) étaient des maux : de tête, une conjonctivite allergique, une rhinite et des douleurs abdominales. Ces effets indésirables se sont produits avec une fréquence comparable chez 249 patients recevant du placebo.

Résumé des effets indésirables sous forme de tableau chez la population pédiatrique

Les effets indésirables avec un lien de causalité au minimum « possible » par rapport à la bilastine et signalés chez plus de 0,1 % des enfants (2-11 ans) ayant reçu de la bilastine pendant le développement clinique sont présentés ci-après sous forme de tableau.
La fréquence est définie comme suit :

  • Très fréquent (≥ 1/10) ;
  • fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ;
  • peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ;
  • rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ;
  • très rare (< 1/10 000) ;
  • fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Les réactions rares, très rares et ceux dont la fréquence n’est pas connue n’ont pas été incluses dans le tableau.

Classe de systèmes d’organes Bilastine 10 mg
N = 291
PLACEBO
N = 249
Fréquence Effet indésirable
Infections et infestations
Fréquent Rhinite 3 (1,0 %) 3 (1,2 %)
Affections du système nerveux
Fréquent Maux de tête 6 (2,1 %) 3 (1,2 %)
Peu fréquent Etourdissements 1 (0,3 %) 0 (0,0 %)
Perte de conscience 1 (0,3 %) 0 (0,0 %)
Affections oculaires
Fréquent Conjonctivite allergique 4 (1,4 %) 5 (1,2 %)
Peu fréquent Irritation de l’oeil 1 (0,3 %) 0 (0,0%)
Affections gastro-intestinales
Fréquent Douleur abdominale / Douleur dans la partie supérieure de l’abdomen 3 (1,0 %) 3 (1,2 %)
Peu fréquent Diarrhée 2 (0,7 %) 0 (0,0 %)
Nausées 1 (0,3 %) 0 (0,0 %)
Gonflement des lèvres 1 (0,3 %) 0 (0,0 %)
Affections de la peau et du tissue sous cutané
Peu fréquent Eczéma 1 (0,3 %) 0 (0,0 %)
Urticaire 2 (0,7 %) 2 (0,8 %)
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Peu fréquent Fatigue 2 (0,7 %) 0 (0,0 %)

p>#260 enfants exposés dans l’étude de sécurité clinique, 31 enfants exposés dans l’étude pharmacocinétique.

Description d’une sélection d’effets indésirables dans la population pédiatrique

Des maux de tête, des douleurs abdominales, une conjonctivite allergique et une rhinite ont été observés chez les enfants traités avec 10 mg de bilastine ou avec un placebo. Les fréquences rapportées étaient de 2,1% contre 1,2% pour les maux de tête ; 1,0% contre 1,2% pour les douleurs abdominales ; 1,4% contre 2,0% pour la conjonctivite allergique, et 1,0% contre 1,2% pour la rhinite.

Résumé du profil de sécurité chez les patients adultes et les adolescents

L’incidence des effets indésirables chez les patients adultes et adolescents atteints de rhinoconjonctivite allergique ou d’urticaire chronique idiopathique traités par 20 mg de bilastine dans les essais cliniques était comparable à l’incidence observée chez les patients ayant reçu un placebo (12,7 % contre 12,8 %).
Les études cliniques de phase ll et lll effectuées au cours du développement clinique comprenaient 2525 patients adultes et adolescents traités par des doses différentes de bilastine, dont 1697 ont reçu 20 mg de bilastine. Dans ces études, 1362 patients ont reçu un placebo. Les effets indésirables le plus fréquemment rapportés chez les patients recevant 20 mg de bilastine dans l’indication rhinoconjonctivite allergique ou urticaire idiopathique chronique, étaient les céphalées, la somnolence, les étourdissements et la fatigue. Ces réactions indésirables se sont manifestées à une fréquence comparable chez les patients ayant reçu un placebo.

Résumé des effets indésirables sous forme de tableau chez les patients adultes et adolescents

Les effets indésirables avec un lien de causalité au minimum « possible » par rapport à la bilastine et signalés chez plus de 0,1% des patients ayant reçu 20 mg de bilastine pendant le développement clinique (N = 1697) sont présentés ci-après sous forme de tableau.

La fréquence est définie comme suit :

  • Très fréquent (≥ 1/10) ;
  • fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ;
  • peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ;
  • rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ;
  • très rare (< 1/10 000) ;
  • fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Les réactions rares, très rares et celles dont la fréquence est inconnue n’ont pas été incluses dans le tableau.

Organes Bilastine 20 mg
N = 1697
Bilastine (tous dosages)
N = 2525
PLACEBO
N = 1362
Fréquence Effet indésirable
Infections et infestations
Peu fréquent Herpès oral 2 (0,12%) 2 (0,08%) 0 (0,0%)
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Peu fréquent Augmentation de l’appétit 10 (0,59%) 11 (0,44%) 7 (0,51%)
Troubles psychiatriques
Peu fréquent Anxiété 6 (0,35%) 8 (0,32%) 0 (0,0%)
Insomnie 2 (0,12%) 4 (0,16%) 0 (0,0%)
Troubles du système nerveux
Fréquent Somnolence 52 (3,06%) 82 (3,25%) 39 (2,86%)
Maux de tête 68 (4,01%) 90 (3,56%) 46 (3,38%)
Peu fréquent Etourdissements 14 (0,83%) 23 (0,91%) 8 (0,59%)
Troubles au niveau de l’oreille et du labyrinthe
Peu fréquent Acouphènes 2 (0,12%) 2 (0,08%) 0 (0,0%)
Vertige 3 (0, 18%) 3 (0.12%) 0 (0,0%)
Troubles cardiaques
Peu fréquent Bloc de branche droit 4 (0,24%) 5 (0,20%) 3 (0,22%)
Arythmie sinusale 5 (0,30%) 5 (0,20%) 1 (0,07%)
Allongement de l’intervalle QT 9 (0,53%) 10 (0,40%) 5 (0,37%)
Autres anomalies de l’ECG 7 (0,41%) 11 (0,44%) 2 (0,15%)
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux
Peu fréquent Dyspnée 2 (0,12%) 2 (0,08%) 0 (0,0%)
Gêne nasale 2 (0,12%) 2 (0,0.8%) 0 (0,0%)
Sécheresse nasale 3 (0,18%) 6 (0,24%) 4 (0,29%)
Troubles gastro-intestinaux
Peu fréquent Douleur dans la partie supérieure de l’abdomen 11 (0,65%) 14 (0,55%) 6 (0,44%)
Douleur abdominale 5 (0,30%) 5 (0,20%) 4 (0,29%)
Nausées 7 (0,41%) 10 (0,40%) 14 (1,03%)
Maux d’estomac 3 (0,18 %) 4 (0,16%) 0 (0,0%)
Diarrhée 4 (0,24%) 6 (0,24%) 3 (0,22%)
Sécheresse buccale 2 (0,12%) 6 (0,24%) 5 (0,37%)
Dyspepsie 2 (0,12%) 4 (0,16%) 4 (0,29%)
Gastrite 4 (0,24%) 4 (0,16%) 0 (0,0%)
Troubles de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent Prurit 2 (0,12 %) 4 (0,16%) 2 (0,15%)
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Peu fréquent Fatigue 14 (0,83%) 19 (0,75%) 18 (1,32%)
Soif 3 (0,18%) 4 (0,16%) 1 (0,07%)
Amélioration d’un problème préexistant 2 (0,12%) 2 (0.08%) 1 (0,07%)
Pyrexie 2 (0,12%) 3 (0,12%) 1 (0,07%)
Asthénie 3 (0,18%) 4 (0,16%) 5 (0,37%)
Investigations
Peu fréquent Augmentation des gamma GT 7 (0,41%) 8 (0,32%) 2 (0,15%)
Augmentation des ALAT 5 (0,30%) 5 (0,20%) 3 (0,22%)
Augmentation des ASAT 3 (0,18%) 3 (0,12%) 3 (0,22%)
Augmentation de la créatininémie 2 (0,12%) 2 (0,08%) 0 (0,0%)
Augmentation des triglycérides 2 (0,12%) 2 (0,08%) 3 (0,22%)
Prise de poids 8 (0,47%) 12 (0,48%) 2 (0,15%)

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) : Palpitations, tachycardie, réactions d’hypersensibilité (telles que anaphylaxie, angiœdème, dyspnée, éruption cutanée, œdème/gonflement localisé et érythème) et vomissements ont été observées au cours de la période post­commercialisation.

Description d’une sélection d’effets indésirables chez les adultes et les adolescents
Somnolence, maux de tête, étourdissements et fatigue ont été observés chez les patients traités avec 20 mg de bilastine ou avec un placebo. Les fréquences rapportées étaient de 3,06% centre 2,86% pour la somnolence ; 4,01% centre 3,38% pour les maux de tête ; 0,83% centre 0,59) pour les vertiges et 0,83% centre 1,32% pour la fatigue.
L’information recueillie au cours de l’expérience post-commercialisation confirme le profil d’innocuité observé au cours du développement clinique.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le Système National de Pharmacovigilance des médicaments à usage humain.

4.9 Surdosage

Il n’existe pas de données concernant le surdosage chez les enfants. Les informations concernant le surdosage aigu de bilastine sont obtenues grâce à l’expérience récoltée au cours des essais cliniques réalisés pendant le développement et l’expérience après commercialisation.

Dans des essais cliniques, après avoir administré a 26 sujets volontaires sains adultes de la bilastine à des doses 10 à 11 fois supérieures à la dose thérapeutique (220 mg en dose unique ou 200 mg/jour pendant 7 jours), la fréquence des effets indésirables dus au traitement était deux fois supérieure par rapport au placebo. Les effets indésirables les plus couramment rapportés ont été les étourdissements, les maux de tête et les nausées. Aucun effet indésirable grave et aucune prolongation significative de l’intervalle QTc n’ont été signalés. Les informations recueillies au cours de l’expérience post-commercialisation est conforme à ce qui a été rapporté dans les essais cliniques.

Une évaluation critique de l’effet d’une dose multiple de bilastine (100 mg x 4 jours) sur la repolarisation ventriculaire au cours d’une étude QT/QTc approfondie, en cross-over, sur 30 sujets volontaires sains adultes, n’a révélé aucune prolongation significative de l’intervalle QTc.
En cas de surdosage, un traitement symptomatique et adjuvant est recommandé.
Il n’existe pas d’antidote spécifique pour la bilastine.

5 – PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Antihistaminiques pour usage systémique, code ATC : R06AX29.

Mécanisme d’action

La bilastine est un antagoniste de l’histamine non-sédatif de longue durée d’action possédant une affinité sélective pour les récepteurs antagonistes périphériques H1 et ne possédant aucune affinité pour les récepteurs muscariniques.
Après l’administration de doses uniques, la bilastine a inhibé, pendant 24 heures, des réactions cutanées associant papules et érythème, induites par l’histamine.

Efficacité clinique

L’efficacité de la bilastine a été étudiée chez les adultes et les adolescents. Selon les lignes directrices, l’efficacité prouvée chez les adultes et les adolescents peut être extrapolée aux enfants, comme il a été démontré que l’exposition systémique a 10 mg de bilastine chez les enfants de 2 à 11 ans équivaut à l’exposition chez les adultes á 20 mg de bilastine (voir rubrique 5.2).

L’extrapolation des données des adultes et des adolescents est jugée appropriée pour ce produit car la physiopathologie de la rhinoconjonctivite allergique et de l’urticaire est la même pour tous les groupes d’âge.
Dans les essais cliniques réalisés chez des patients adultes et adolescents atteints de rhinoconjonctivite allergique (saisonnière et perannuelle), 20 mg de bilastine administrée une fois par jour pendant 14-28 jours s’est avérée efficace pour soulager les éternuements, l’écoulement nasal, les démangeaisons et l’obstruction nasales ainsi que les picotements, les larmoiements et les rougeurs au niveau des yeux. La bilastine a permis de maîtriser les symptômes pendant 24 heures.

Dans deux essais cliniques réalisés chez des patients atteints d’urticaire chronique idiopathique, la bilastine 20 mg, administrée une fois par jour pendant 28 jours s’est avérée efficace pour soulager l’intensité des démangeaisons ainsi que le nombre et la taille des papules et pour réduire l’inconfort causé par l’urticaire. Le sommeil des patients a été amélioré ainsi que leur qualité de vie.
Aucune prolongation significative de l’intervalle QTc ou tout autre effet cardiovasculaire n’ont été observés au cours des essais cliniques portant sur la bilastine, même à des doses de 200 mg par jour (10 fois supérieures à la dose clinique) pendant 7 jours chez 9 sujets, ou même lorsqu’administrées conjointement avec des inhibiteurs P-gp, comme le kétoconazole (24 sujets) et l’érythromycine (24 sujets). Une étude approfondie sur l’intervalle QT chez 30 sujets volontaires a également été réalisée.
Dans des études cliniques contrôlées chez l’homme, à la dose recommandée de 20 mg une fois par jour, le profil de sécurité de la bilastine sur le SNC était similaire au placebo et l’incidence de somnolence n’était pas statistiquement différente par rapport au placebo. A des doses allant jusqu’à 40 mg par jour, la bilastine n’a pas eu d’incidence, dans les essais cliniques, sur la performance psychomotrice et n’a pas diminué l’aptitude à conduire lors d’un test de conduite standard.
En comparaison a des patients plus jeunes, aucune différence concernant l’efficacité et la sécurité d’emploi n’a été observée chez des patients plus âgés (= 65 ans) au cours d’études de phase II et III.

Sécurité clinique

Dans un essai clinique contrôlé de 12 semaines avec des enfants de 2 à 11 ans (total 509 enfants, 260 traités avec 10 mg de bilastine : 58 à l’âge de 2 à <6 ans, 105 à l’âge de 6 à < 9 ans et 97 à 9 à < 12 ans et 249 traités par placebo : 58 à l’âge de 2 a < 6 ans, 95 à l’âge de 6 à < 9 ans et 96 à 9 à <12 ans), à la dose pédiatrique recommandée de 10 mg une fois par jour, le profil de sécurité de bilastine (n = 260) était similaire au placebo (n = 249), avec des réactions indésirables observées chez 5,8% et 8,0% des patients prenant 10 mg de bilastine et placebo, respectivement. La bilastine 10 mg et le placebo ont montré une légère diminution des scores de somnolence et de sédation sur le Questionnaire de sommeil pédiatrique au cours de cette étude, sans différences statistiquement significatives entre les groupes de traitement. Chez ces enfants âgés de 2 à 11 ans, aucune différence significative en ce qui concerne l’intervalle QTc n’a été observée suite à la prise de 10 mg de bilastine par jour par rapport au placebo. Les questionnaires sur la qualité de vie spécifiques aux enfants atteints de rhinoconjonctivite allergique ou d’urticaire chronique ont montré une augmentation générale des scores sur 12 semaines sans différence statistiquement significative entre les bras traités par de la bilastine ou un placebo. La population totale de 509 enfants comprenait : 479 sujets atteints de rhinoconjonctivite allergique et 30 sujets diagnostiqués comme souffrant d’urticaire chronique. 260 enfants ont reçu de la bilastine, 252 (96,9%) pour de la rhinoconjonctivite allergique et 8 (3,1%) pour de l’urticaire chronique. Par analogie, 249 enfants ont reçu un placebo, 227 (91,2%) pour de la rhinoconjonctivite allergique et 22 (8,8%) pour une urticaire chronique.

Population pédiatrique

L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec bilastine dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique en-dessous de 2 ans (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Après administration orale, la bilastine est rapidement absorbée et la concentration plasmatique maximale est atteinte en environ 1,3 heures. Aucune accumulation n’a été observée. La valeur moyenne de la biodisponibilité orale de la bilastine est de 61%.

Distribution

Les études in vitro et in vivo ont montré que la bilastine est un substrat de la P-glycoprotéine (voir rubrique 4.5 « Interaction avec le kétoconazole, l’érythromycine, et le diltiazem ») et de l’OATP (voir rubrique 4.5 « Interaction avec le jus de pamplemousse »). Aux dosesthérapeutiques, la bilastine est liée à 84-90% aux protéines plasmatiques.

Biotransformation

Dans les études in vitro, la bilastine n’a pas induit ni inhibé l’activité des isoenzymes du CYP450.

Elimination

Dans une étude du bilan de masse réalisée chez des sujets volontaires adultes sains, après l’administration d’une dose unique de 20 mg de 14C-bilastine, près de 95% de la dose administrée a été retrouvée dans les urines (28,3%) et dans les selles (66,5 %) sous forme inchangée, confirmant que la bilastine n’est pas métabolisée de façon significative chez l’homme. La demi-vie d’élimination moyenne calculée chez les sujets volontaires sains était de 14,5 h.

Linéarité

La bilastine présente des propriétés pharmacocinétiques linéaires dans la fourchette des doses étudiées (5 à 220 mg), avec une faible variabilité interindividuelle.

Insuffisance rénale

Les effets de la bilastine chez les patients atteints d’insuffisance rénale ont été étudiés chez les adultes.
Dans une étude réalisée chez des sujets atteints d’insuffisance rénale, l’ASC0-∞ (SD) moyenne a augmenté de 737,4 (± 260,8) ngxh/ml chez les sujets non-atteints (GFR : > 80 ml/min/1,73 m2) à 967,4 (± 140,2) ngxh/ml chez les sujets atteints d’insuffisance rénale légère (GFR : 50-80 ml/min/1,73 m2), 1384,2 (± 263,23) ngxh/ml chez les sujets atteints d’insuffisance rénale modérée (GFR 30 – <50 ml/min/1,73 m2) et 1708,5 (± 699,0) ngxh/ml chez les sujets atteints d’insuffisance rénale grave (GFR: < 30 ml/min/1,73 m2). La demi-vie d’élimination moyenne (SD) de la bilastine était de 9,3h (± 2,8) chez les sujets non-atteints d’insuffisance rénale, 15,1 h (± 7,7) chez les sujets atteints d’insuffisance légère, 10,5 h (± 2,3) chez les sujets atteints d’insuffisance modérée et 18,4 h (± 11,4) chez les sujets atteints d’insuffisance grave. Chez taus les sujets, la bilastine a été excrétée dans les urines dans les 48-72 heures. Ces changements pharmacocinétiques ne sont pas censés avoir une influence sur la sécurité d’emploi de la bilastine, étant donné que concentrations plasmatiques de la bilastine chez les patients atteints d’insuffisance rénale sont toujours dans la fourchette de sécurité d’emploi de la bilastine.

Insuffisance hépatique

Il n’existe aucune donnée pharmacocinétique chez les sujets atteints d’insuffisance hépatique. La bilastine n’est pas métabolisée chez l’être humain. Etant donné que les résultats de l’étude sur l’insuffisance rénale indiquent que l’élimination rénale contribue majoritairement à l’élimination de la bilastine, on s’attend à ce que l’excrétion biliaire ne soit impliquée que d’une façon marginale dans l’élimination de la bilastine. Des modifications de la fonction hépatique ne devrait pas avoir d’influence cliniquement significative sur la pharmacocinétique de la bilastine.

Population pédiatrique

Les données pharmacocinétiques chez les enfants ont été obtenues dans une étude pharmacocinétique de phase ll comprenant 31 enfants âgés de 4 à 11 ans atteints de rhinoconjonctivite allergique ou d’urticaire chronique, ayant reçu 10 mg de bilastine en comprimés orodispersibles une fois par jour. Il a été démontré que cette formulation est bioéquivalence a bilastine 2,5 mg/ml solution buvable. L’analyse pharmacocinétique des données sur la concentration plasmatique a montré que la dose pédiatrique de bilastine 10 mg une fois par jour entraîne une exposition systémique équivalente à celle observée après une dose de 20 mg chez les adultes et les adolescents, soit une valeur moyenne de l’ASC de 1014 ng*hr/ml pour les enfants de 6 à 11 ans. Ces résultats étaient largement inférieurs au seuil de sécurité sur base des données obtenues suite à l’administration de 80 mg une fois par jour chez les adultes, conformément au profil de sécurité du médicament. Ces résultats ont confirmé le choix pour une dose de 10 mg de bilastine par voie orale une fois par jour comme la dose thérapeutique appropriée pour la population pédiatrique âgée de 2 à 11 ans.

5.3. Données de sécurité précliniques

Les données non-cliniques sur la bilastine issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration répétée, génotoxicité et cancérogénèse n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.

Dans les études de toxicité sur la reproduction, les effets de la bilastine sur le fœtus (pertes pré-implantation et post-implantation chez le rat et ossification incomplète des os du crâne, des sternèbres et des membres chez le lapin) ont été seulement observés à des doses maternelles toxiques. Les niveaux d’exposition à la dose sans aucun effet toxique (NOAEL – No Observed Adverse Effect Level) sont suffisamment supérieurs (> 30 fois) à l’exposition humaine à la dose thérapeutique recommandée.

Au cours d’une étude sur l’allaitement, la bilastine a été retrouvée dans le lait de rates allaitantes ayant reçu une dose orale unique (20 mg/kg). Les concentrations de bilastine dans le lait représentaient environ la moitié des concentrations dans le plasma maternel. La pertinence de ces résultats pour l’homme est inconnue.

Dans une étude sur la fertilité réalisée chez le rat, l’administration de la bilastine administrée par voie orale allant jusqu’à 1000 mg/Kg/jour n’a conduit aucun effet sur les organes de reproduction femelle et male. Aucun effet sur les indices d’accouplement de fertilité et de grossesse n’a été observé.
Comme il a été constaté dans une étude de la distribution chez le rat, avec détermination de la concentration du médicament par autoradiographie, la bilastine ne s’accumule pas dans le SNC.

6 – DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

  • Betadex ;
  • Hydroxyéthylcellulose ;
  • Parahydroxybenzoate de méthyle (E218) ;
  • Parahydroxybenzoate de propyle (E216) ;
  • Sucralose (E955) ;
  • Arome de framboise (composants principaux: éthanol, triacétine, eau, butyrate d’éthyle, acétate de linalyle) ;
  • Acide chlorhydrique, concentré (37%) ou dilué (10%) (pour ajuster le pH) ;
  • Hydroxyde de sodium (pour ajuster le pH) ;
  • Eau purifiée.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

3 ans.
La durée de conservation après la première ouverture est de 6 mois.

6.4. Précautions particulières de conservation

À conserver à une température inférieure à 30°C.

6.5. Nature et contenu de l’emballage extérieur

Bilaxten® 2,5 mg/ml solution buvable est emballé dans une bouteille de verre ambré (verre Type lll), scellé avec un bouchon a vis en aluminium avec une fermeture de sécurité et un anneau en PEBD. L’emballage contient également une mesurette en polypropylène de 15 mi avec une marque a 4 mL. Chaque bouteille contient 120 mL de solution buvable.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Tout médicament non-utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7 – CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste II.

8 – TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

FAES FARMA, S.A.
Maxima Aguirre, 14 48940 Leioa
ESPAGNE

9 – NUMERO D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

82582

10. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

Date de première autorisation : novembre 2017.

11. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

Juin 2017.

Dernière mise à jour de cette page

07/07/2021

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