FURO DENK 40

CFA6,650.00

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Description

Indications

Comprimés à 40 mg et à 20 mg, solution buvable à 10 mg/ml et gélule LP à 60 mg :
• OEdèmes d'origine cardiaque ou rénale.
• OEdèmes d'origine hépatique, le plus souvent en association avec un diurétique épargneur de potassium.

Comprimés à 40 mg et à 20 mg :
• Hypertension artérielle chez le patient insuffisant rénal chronique, en cas de contre-indication aux diurétiques thiazidiques (notamment lorsque la clairance de la créatinine est inférieure à 30 ml/min).
Solution buvable à 10 mg/ml et gélule LP à 60 mg :
• Hypertension artérielle.

Posologie et mode d'emploi

Voie orale.
La posologie est adaptée selon l'indication et la gravité de l'affection.

Adulte :
• OEdèmes d'origine cardiaque, rénale ou hépatique :
• modérés : 1 à 2 comprimés à 20 mg de furosémide par jour ou ½ à 1 comprimé à 40 mg de furosémide par jour ;
• importants : 2 à 3 comprimés à 40 mg de furosémide par jour en 1 ou 2 prises, ou 3 à 4 comprimés à 40 mg de furosémide par jour en 2 prises.
• Hypertension artérielle chez l'insuffisant rénal chronique :
En association aux autres traitements antihypertenseurs (notamment les antagonistes du système rénine-angiotensine), les doses usuelles recommandées sont de 20 mg par jour à 120 mg par jour en une ou plusieurs prises par jour.

Enfant :
OEdèmes d'origine cardiaque, rénale ou hépatique : la posologie quotidienne est de 1 à 2 mg/kg de poids corporel, répartie en 1 à 2 prises.

Solution buvable à 10 mg/ml :
Utiliser uniquement la pipette doseuse jointe au flacon de furosémide solution buvable. Elle peut prélever jusqu'à un maximum de 2 ml de solution buvable (20 mg de furosémide). La dose à administrer est adaptable à 0,1 ml près (soit à 1 mg près) grâce aux graduations qui vont de 0,1 ml en 0,1 ml.
furosémide solution buvable peut être diluée dans un demi-verre d'eau, ou dans une petite quantité de lait du biberon.

Adulte :
• OEdèmes d'origine cardiaque, rénale ou hépatique :
La posologie usuelle est de 20 mg (2 ml) à 80 mg (8 ml) par jour, répartie en 2 prises.
• Hypertension artérielle :
La posologie initiale recommandée est de 20 mg de furosémide par jour (le matin).
En cas d'efficacité insuffisante, on peut :
• soit augmenter les doses à 40 mg,
• soit associer un autre antihypertenseur.
La posologie du furosémide peut être augmentée au-delà de 40 mg en cas d'altération de la fonction rénale.

Enfant et nourrisson :
La posologie quotidienne est de 1 à 2 mg/kg de poids corporel soit 0,5 ml à 1 ml de solution pour 5 kg, répartie en 1 à 2 prises.

Effets indésirables

• Une élévation de la glycémie est parfois observée, le plus souvent lors d'une administration intense et courte, notamment par voie intraveineuse. Seuls quelques cas exceptionnels de diminution de la tolérance glucidique ont été rapportés.
• En cas de diabète, il peut être observé une perte de contrôle de la glycémie.
• Des perturbations hydroélectrolytiques (en particulier hypokaliémie et/ou hyponatrémie), une déshydratation, une hypovolémie accompagnée d'hypotension orthostatique et une alcalose métabolique peuvent être observées en relation avec l'activité du produit, justifiant l'arrêt du médicament ou la réduction de la posologie.
• L'hypovolémie et la déshydratation, peuvent entraîner, particulièrement chez le sujet âgé, une hémoconcentration avec un risque de thrombose.
Ces perturbations hydroélectrolytiques sont favorisées par l'association à un régime désodé trop strict, par certaines pathologies (exemple : cirrhose, insuffisance cardiaque), par l'association à d'autres médicaments, par des troubles digestifs et nutritionnels pouvant en particulier aggraver une hypokaliémie.
• Quelques hypokaliémies associées ou non à une alcalose métabolique peuvent être observées. Elles surviennent plus volontiers lors de l'utilisation de doses élevées ou chez les cirrhotiques, les dénutris et les insuffisants cardiaques (cf Mises en garde et Précautions d'emploi). Ces hypokaliémies peuvent être particulièrement graves chez les insuffisants cardiaques et peuvent, d'autre part, entraîner des troubles du rythme sévères, en particulier des torsades de pointes (pouvant être mortelles) surtout lorsqu'il y a association avec des antiarythmiques du groupe de la quinidine.
• L'augmentation de la diurèse peut provoquer ou aggraver une rétention d'urine chez les patients présentant une obstruction et/ou une compression des voies urinaires.
• Le traitement par furosémide peut entraîner, de façon transitoire, une augmentation de la créatininémie et de l'urée sanguine, mais également du cholestérol et des triglycérides dans le sang. Parfois une augmentation discrète de l'uricémie (de l'ordre de 10 à 30 mg/l) peut apparaître au cours du traitement et exceptionnellement favoriser un accès de goutte.
• Quelques rares cas de néphrocalcinose et/ou de lithiases intrarénales associées à une hypercalciurie ont été observés chez de très grands prématurés traités par de fortes doses de furosémide injectable.
• En cas d'insuffisance hépatocellulaire, possibilité de survenue d'encéphalopathie hépatique (cf Contre-indications, Mises en garde et Précautions d'emploi).
• Rares cas de réactions cutanées d'origine allergique ou non, prurit, urticaire, réactions bulleuses (pemphigoïde bulleuse et érythème polymorphe) ; exceptionnellement : photosensibilisation, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell.
• Manifestations allergiques :
Exceptionnellement : fièvre, hyperéosinophilie, réactions anaphylactiques et/ou anaphylactoïdes.
• Autres manifestations :
• Rares cas de purpura, vascularite ; exceptionnellement, paresthésie (à type de brûlure).
• Réactions gastro-intestinales : nausée, vomissement, diarrhée.
• Des cas isolés d'augmentation des transaminases, d'atteinte hépatique cholestatique ou de pancréatite aiguë ont été rapportés.
• Cas isolés de néphropathie interstitielle.
• Troubles auditifs, acouphènes, généralement de façon transitoire, apparaissent dans de rares cas, particulièrement chez le sujet insuffisant rénal, hypoprotéinémique (syndrome néphrotique) : cf Mises en garde et Précautions d'emploi.
La survenue d'atteinte de l'audition a été signalée lors de l'administration conjointe d'antibiotiques du groupe des aminosides.
• Réactions hématologiques : quelques rares cas de thrombopénies ; neutropénies ; agranulocytose et aplasie médullaire.

Contre indications

Absolues :
• Hypersensibilité au furosémide ou à l'un des excipients.
• Insuffisance rénale aiguë fonctionnelle.
• Encéphalopathie hépatique.
• Obstruction sur les voies urinaires.
• Hypovolémie ou déshydratation.
• Hypokaliémie sévère.
• Hyponatrémie sévère.
• Hépatite en évolution et insuffisance hépatocellulaire sévère chez l'hémodialysé et l'insuffisant rénal sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) en raison du risque d'accumulation du furosémide dont l'élimination se fait alors principalement par voie biliaire.
Relatives :
• Pendant la grossesse.
• Lithium (cf Interactions).

Mises en garde :
• Avec le lithium, l'association est déconseillée (cf Interactions).
• La prise accidentelle de furosémide peut entraîner une hypovolémie avec déshydratation (cf Surdosage).
• Chez l'insuffisant hépatocellulaire, le traitement sera conduit avec prudence sous surveillance hydroélectrolytique stricte, compte tenu d'un risque d'encéphalopathie hépatique (cf Précautions d'emploi). L'interruption du traitement devra alors être immédiate.
• La prise de furosémide en cas d'obstruction partielle des voies urinaires peut exposer les patients à une rétention urinaire. Une surveillance étroite de la diurèse devra donc être instaurée, particulièrement en début de traitement par le furosémide.
• Le furosémide est un sulfamide. La possibilité d'une allergie croisée avec les autres sulfamides, notamment antibactériens, reste théorique et non validée en clinique.
• Des cas de réactions de photosensibilité ont été rapportés avec le furosémide (cf Effets indésirables).
En cas de survenue de réactions de photosensibilité sous traitement, il est recommandé d'interrompre le traitement. Si une réadministration du traitement est indispensable il est recommandé de protéger les zones exposées au soleil ou aux UVA artificiels.
Comprimés à 40 mg et à 20 mg :
Ces médicaments contiennent du lactose. Leur utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp, ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
Solution buvable à 10 mg/ml :
Ce médicament contient du sorbitol. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose (maladie héréditaire rare).
Ce médicament contient du « parahydroxybenzoate » et peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).
Ce médicament contient un agent colorant azoïque (E 110 : jaune orangé S) et peut provoquer des réactions allergiques.
Gélule LP à 60 mg :
Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose, ou un déficit en sucrase-isomaltase.
Précautions d'emploi :
Le traitement par le furosémide nécessite une surveillance particulière et une adaptation de la posologie pour les patients présentant :
• une hypotension, notamment chez les patients à risque d'ischémie cérébrale, coronarienne ou autres insuffisances circulatoires ;
• un syndrome hépatorénal (insuffisance rénale associée à une atteinte hépatique sévère) ;
• une hypoprotéinémie, notamment en cas de syndrome néphrotique : possible diminution des effets du furosémide et potentialisation des effets indésirables, en particulier de l'ototoxicité.
Équilibre hydroélectrolytique :
• Natrémie :
Elle doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers par la suite. Tout traitement diurétique peut en effet provoquer une hyponatrémie, aux conséquences parfois graves.
La baisse de la natrémie pouvant être initialement asymptomatique, un contrôle régulier est donc indispensable et doit être encore plus fréquent dans les populations à risque représentées par les sujets âgés, a fortiori dénutris, et les cirrhotiques (cf Effets indésirables, Surdosage).
• Kaliémie :
La déplétion potassique avec hypokaliémie constitue le risque majeur des diurétiques de l'anse. Le risque de survenue d'une hypokaliémie (< 3,5 mmol/l) doit être prévenu dans certaines populations à risque représentées par les sujets âgés et/ou dénutris et/ou polymédiqués, les cirrhotiques avec oedèmes et ascite, les coronariens, les insuffisants cardiaques. L'hypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque de troubles du rythme.
Chez les patients présentant un espace QT long à l'ECG, d'origine congénitale ou médicamenteuse, l'hypokaliémie favorise la survenue de troubles du rythme sévères, en particulier des torsades de pointes, potentiellement fatales, surtout en présence d'une bradycardie.
Dans tous les cas, des contrôles plus fréquents de la kaliémie sont nécessaires.
Le premier contrôle du potassium plasmatique doit être effectué au cours de la semaine qui suit la mise en route du traitement.
• Glycémie : l'effet hyperglycémiant est modeste. Le contrôle de la glycémie sera renforcé chez le diabétique et le prédiabétique.
• Uricémie : la déplétion hydrosodée induite par le furosémide réduit l'élimination urinaire d'acide urique. Chez les patients hyperuricémiques, la tendance aux accès de goutte peut être augmentée. Il conviendra d'être prudent chez le goutteux.
• Créatininémie : le contrôle régulier de la créatininémie est généralement recommandé durant le traitement par le furosémide. Surveillance étroite des patients présentant des risques de troubles hydroélectrolytiques importants (vomissements, diarrhées, hypersudation…). Une déshydratation, une hypovolémie ou un déséquilibre acido-basique nécessitent un traitement correctif et peut conduire à interrompre temporairement le traitement.
• Utilisation concomitante avec la rispéridone :
Dans les essais contrôlés versus placebo réalisés avec la rispéridone chez des patients âgés déments, une incidence plus élevée de la mortalité a été observée chez les patients traités par furosémide plus rispéridone (7,3 % ; âge moyen 89 ans, extrêmes 75-97 ans) comparativement aux patients traités par la rispéridone seule (3,1 % ; âge moyen 84 ans, extrêmes 70-96 ans) ou le furosémide seul (4,1 % ; âge moyen 80 ans, extrêmes 67-90 ans).
L'utilisation concomitante de rispéridone avec d'autres diurétiques (principalement des diurétiques thiazidiques administrés à faible dose) n'a pas été associée à des observations similaires.
Aucun mécanisme physiopathologique n'a été identifié pour expliquer cet effet, et aucun motif cohérent de décès n'a été observé.
Toutefois, la prudence est nécessaire et le rapport bénéfice/risque de cette association ou d'un traitement concomitant par d'autres diurétiques puissants doit être pris en compte préalablement à toute décision d'utilisation.
Il n'a pas été observé d'augmentation de la mortalité chez les patients prenant d'autres diurétiques comme traitement concomitant à la rispéridone. Indépendamment du traitement, la déshydratation est un facteur de risque de mortalité et doit donc être soigneusement évitée chez les patients âgés déments (cf Contre-indications).
Sportifs :
L'attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
Nouveau-nés et prématurés :
Chez les nouveau-nés et les prématurés, l'utilisation prolongée du furosémide à forte posologie comportant un risque néphrocalcinose et/ou lithiase intrarénale, il est conseillé d'effectuer une surveillance échographique rénale.
Solution buvable à 10 mg/ml :
furosémide solution buvable contient 12,3 % de vol d'éthanol (alcool), c'est-à-dire 99 mg par ml, ce qui équivaut à 2,4 ml de bière, 1 ml de vin. L'utilisation de ce médicament est dangereuse chez les sujets alcooliques et doit être prise en compte chez les femmes enceintes ou allaitant, les enfants et les groupes à haut risque tels que les insuffisants hépatiques ou les épileptiques.

Interactions médicamenteuses :
Médicaments hypokaliémiants :
L'hypokaliémie est un facteur favorisant l'apparition de troubles du rythme cardiaque (torsades de pointes, notamment) et augmentant la toxicité de certains médicaments, par exemple la digoxine. De ce fait, les médicaments qui peuvent entraîner une hypokaliémie sont impliqués dans un grand nombre d'interactions. Il s'agit des diurétiques hypokaliémiants, seuls ou associés, des laxatifs stimulants, des glucocorticoïdes, du tétracosactide et de l'amphotéricine B (voie IV).
Médicaments hyponatrémiants :
Certains médicaments sont plus fréquemment impliqués dans la survenue d'une hyponatrémie. Ce sont les diurétiques, la desmopressine, les antidépresseurs inhibant la recapture de la sérotonine, la carbamazépine et l'oxcarbazépine. L'association de ces médicaments majore le risque d'hyponatrémie.
Médicaments ototoxiques :
L'utilisation conjointe de médicaments ayant une ototoxicité augmente le risque d'atteinte cochléovestibulaire. Si une telle association est nécessaire, il convient de renforcer la surveillance de la fonction auditive. Les médicaments concernés sont, notamment, les glycopeptides tels que vancomycine et teicoplanine, les aminosides, les organoplatines et les diurétiques de l'anse.

Déconseillées :
• Lithium : augmentation de la lithémie avec signes de surdosage, comme lors d'un régime désodé (diminution de l'excrétion urinaire du lithium). Si l'association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium.

Nécessitant des précautions d'emploi :
• Acide acétylsalicylique pour des doses anti-inflammatoires d'acide acétylsalicylique (>= 1 g par prise et/ou >= 3 g par jour) ou pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (>= 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) : insuffisance rénale aiguë chez le malade déshydraté, par diminution de la filtration glomérulaire secondaire à une diminution de la synthèse des prostaglandines rénales. Par ailleurs, réduction de l'effet antihypertenseur. Hydrater le malade ; surveiller la fonction rénale en début de traitement.
• Anti-inflammatoires non stéroïdiens : insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices due aux anti-inflammatoires non stéroïdiens). Par ailleurs, réduction de l'effet antihypertenseur. Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement.
• Autres hypokaliémiants : risque majoré d'hypokaliémie. Surveillance de la kaliémie avec, si besoin, correction.
• Digitaliques : hypokaliémie favorisant les effets toxiques des digitaliques. Corriger auparavant toute hypokaliémie et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.
• Diurétiques épargneurs de potassium, seuls ou associés (amiloride, canrénoate de potassium, éplérénone, spironolactone, triamtérène) : l'association rationnelle, utile pour certains patients, n'exclut pas la survenue d'hypokaliémie ou, en particulier chez l'insuffisant rénal et le diabétique, d'hyperkaliémie. Surveiller la kaliémie, éventuellement l'ECG, et s'il y a lieu reconsidérer le traitement.
• Aminosides : augmentation des risques néphrotoxiques et ototoxiques des aminosides (insuffisance rénale fonctionnelle liée à la déshydratation entraînée par le diurétique). Association possible sous surveillance de l'état d'hydratation, des fonctions rénales et cochléovestibulaires et, éventuellement, des concentrations plasmatiques de l'aminoside.
• Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne) : diminution de l'effet diurétique pouvant atteindre 50 %. Utiliser éventuellement des doses plus élevées de furosémide.
• Carbamazépine : risque d'hyponatrémie symptomatique. Surveillance clinique et biologique. Si possible, utiliser une autre classe de diurétiques.
• Inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II : risque d'hypotension artérielle brutale et/ou d'insuffisance rénale aiguë lors de l'instauration ou de l'augmentation de la posologie d'un traitement par un IEC ou un antagoniste de l'angiotensine II, en cas de déplétion hydrosodée préexistante.
Dans l'hypertension artérielle, lorsqu'un traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion sodée, il faut :
• soit arrêter le diurétique durant 3 jours avant de débuter le traitement par l'IEC ou l'antagoniste de l'angiotensine II et réintroduire un diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement ;
• soit administrer des doses initiales réduites d'IEC ou de l'antagoniste de l'angiotensine II, et augmenter progressivement la posologie.
Dans l'insuffisance cardiaque congestive traitée par diurétiques, commencer par une dose très faible d'IEC, éventuellement après réduction de la dose du diurétique hypokaliémiant associé.
Dans tous les cas, surveiller la fonction rénale (dosage de créatininémie) dans les premières semaines du traitement par l'IEC ou par un antagoniste de l'angiotensine II.
• Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes : antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) et de classe III (amiodarone, sotalol, ibutilide, dofétilide), certains neuroleptiques phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, fluphénazine, lévomépromazine, pipotiazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, sultopride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol, pipampérone), autres neuroleptiques (pimozide, sertindole, flupentixol, zuclopenthixol), autres : bépridil, cisapride, diphémanil, dolasétron IV, dronédarone, spiramycine IV, érythromycine IV, mizolastine, lévofloxacine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine, vincamine IV, moxifloxacine, méquitazine, méthadone, pracalopride, torémifène, arsénieux, citalopram, escitalopram… : risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Corriger toute hypokaliémie avant d'administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.
• Metformine : acidose lactique due à la metformine, déclenchée par une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle liée aux diurétiques et plus spécialement aux diurétiques de l'anse. Ne pas utiliser la metformine lorsque la créatininémie dépasse 15 mg/l (135 µmol/l) chez l'homme et 12 mg/l (110 µmol/l) chez la femme.
• Produits de contraste iodés : en cas de déshydratation provoquée par les diurétiques, risque majoré d'insuffisance rénale fonctionnelle aiguë, en particulier lors de l'utilisation de doses importantes de produits de contraste iodés. Réhydratation avant administration du produit iodé.
• Baclofène : majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique. Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.

A prendre en compte :
• Ciclosporine : risque d'augmentation de la créatininémie sans modification des concentrations sanguines de ciclosporine, même en l'absence de déplétion hydrosodée. Également, risque d'hyperuricémie et de complications comme la goutte.
• Neuroleptiques : majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.
• Antidépresseurs imipraminiques : majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.
• Amifostine : majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.
• Alpha-bloquants à visée urologique (alfuzosine, doxazosine, prazosine, térazosine, tamsulosine) : majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré.
• Antihypertenseurs alpha-bloquants : majoration de l'effet hypotenseur. Risque majoré d'hypotension orthostatique.
• Organoplatines : risque d'addition des effets ototoxiques et/ou néphrotoxiques.
• Dérivés nitrés et apparentés : majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.

Grossesse :
Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène.
En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif du furosémide lorsqu'il est administré pendant la grossesse.
En règle générale, l'administration du furosémide doit être évitée chez la femme enceinte et ne jamais être prescrite au cours des oedèmes physiologiques (et ne nécessitant donc pas de traitement) de la grossesse. Les diurétiques peuvent, en effet, entraîner une ischémie foetoplacentaire, avec un risque d'hypotrophie foetale. Il convient de surveiller étroitement la croissance foetale. Les diurétiques (sous forme orale) restent néanmoins un élément essentiel du traitement des oedèmes d'origine cardiaque, hépatique et rénale survenant chez la femme enceinte.

Allaitement :
Le furosémide est excrété dans le lait maternel. Le risque d'effets indésirables sur le nouveau-né ne peut être exclu. D'autre part, les diurétiques de l'anse diminuent la sécrétion lactée et la lactation est inhibée à partir d'une dose unique de 40 mg.
En conséquence, il est préférable de ne pas allaiter en cas de traitement par furosémide.

Surdosage

Une hypovolémie par déshydratation avec troubles électrolytiques peut être observée en cas de surdosage. Le traitement consiste en une compensation des pertes.

Surdosage

Diurétique de l'anse (code ATC : C03CA01).
• Action salidiurétique :
Aux doses thérapeutiques habituelles, le furosémide agit principalement au niveau de la branche ascendante de l'anse de Henlé où il inhibe la réabsorption du chlore et, par suite, du sodium. Il possède une action accessoire au niveau du tube proximal et du segment de dilution. Il augmente le flux sanguin rénal au profit de la zone corticale. Cette propriété présente un intérêt particulier en cas d'association avec les bêtabloquants qui peuvent avoir l'effet inverse.
Il n'altère pas la filtration glomérulaire (une augmentation de cette dernière a pu être mise en évidence dans certaines circonstances).
L'action salidiurétique croît proportionnellement aux doses administrées et persiste en cas d'insuffisance rénale.
• Action antihypertensive et autres actions :
Il possède une action hémodynamique se caractérisant par la diminution de la pression capillaire pulmonaire avant même l'apparition de toute diurèse, et par l'augmentation de la capacité de stockage du lit vasculaire veineux mise en évidence par pléthysmographie (ces propriétés ont été plus particulièrement étudiées par voie IV).
Le furosémide traite toutes les formes de rétention hydrosodée avec une réponse proportionnelle à la dose. Le furosémide exerce une action antihypertensive qui résulte à la fois de la déplétion sodée et de l'action hémodynamique.

Pharmacocinétique

Absorption :
La résorption digestive est rapide mais incomplète. La concentration plasmatique maximale est obtenue environ en 60 minutes. La résorption digestive est ralentie mais non diminuée par la présence des aliments.
La biodisponibilité du furosémide en solution orale est de 65 % environ.
Distribution :
La liaison aux protéines plasmatiques est de 96 à 98 % (aux concentrations plasmatiques obtenues en thérapeutique). La fixation protéique est diminuée chez l'insuffisant hépatique. Le volume de distribution apparent est d'environ 0,150 l/kg.
Métabolisme :
Une faible partie du furosémide résorbé est inactivée par glycuroconjugaison hépatique et sans doute rénale.
Élimination :
La demi-vie d'élimination (t ½ ß) est d'environ 50 minutes. La clairance plasmatique se situe entre 2 et 3 ml/min/kg environ. Elle résulte d'une élimination urinaire et digestive (en partie biliaire). L'élimination urinaire, nettement prépondérante, est rapide et porte essentiellement sur du furosémide sous forme active.
Le furosémide passe la barrière foetoplacentaire.
Le furosémide passe dans le lait maternel.
Variations chez le sujet âgé :
L'excrétion urinaire du furosémide est diminuée proportionnellement à l'altération modérée mais progressive de la fonction tubulaire avec l'âge.
Variations chez l'insuffisant rénal :
La biodisponibilité après administration orale est diminuée. L'élimination biliaire supplée l'insuffisance rénale et peut atteindre chez le sujet anéphrique 86 à 98 % de la quantité éliminée. Le furosémide est faiblement dialysable.
Variations chez le nouveau-né :
La biodisponibilité par administration orale est diminuée.
• Nouveau-né à terme : la demi-vie plasmatique est prolongée (jusqu'à 7 heures) car le volume apparent de distribution est augmenté et la clairance plasmatique réduite.
• Prématuré : la demi-vie plasmatique peut atteindre 20 heures en raison d'une réduction de l'excrétion urinaire du diurétique.

Conservation

Comprimés :
A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C, dans l'emballage extérieur d'origine et à l'abri de la lumière.
Solution buvable :
A conserver à une température ne dépassant pas + 30 °C, dans l'emballage extérieur d'origine et à l'abri de la lumière.
Conserver le flacon soigneusement fermé, à l'abri de l'humidité.
Après ouverture : 6 semaines au maximum.
Gélule :
A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.

 

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