FIZO 20 mg

CFA4,650.00

Description

Indication

Traitement :
• de l'ulcère duodénal évolutif ;
• de l'ulcère gastrique évolutif bénin ;
• de l'oesophagite érosive ou ulcérative symptomatique par reflux gastro-oesophagien ;
• d'entretien des oesophagites par reflux gastro-oesophagien ;
• symptomatique du reflux gastro-oesophagien modéré à très sévère ;
• éradication de Helicobacter pylori en cas de maladie ulcéreuse gastroduodénale, en association à une antibiothérapie adaptée ;
• du syndrome de Zollinger Ellison.

Posologie :
Adulte, sujet âgé :
• Ulcère duodénal évolutif, ulcère gastrique évolutif bénin :
La dose quotidienne recommandée est de 20 mg par jour, en une prise, le matin.
La cicatrisation est obtenue chez la plupart des patients souffrant d'ulcère duodénal évolutif en maximum 4 semaines de traitement. Cependant, chez un petit nombre de patients, il peut être nécessaire de poursuivre le traitement pendant 4 semaines supplémentaires pour une cicatrisation complète.
La cicatrisation est obtenue chez la plupart des patients souffrant d'ulcère gastrique évolutif bénin dans les 6 semaines de traitement. Cependant, chez un petit nombre de patients, il peut être nécessaire de poursuivre le traitement pendant 6 semaines supplémentaires pour une cicatrisation complète.

• OEsophagite érosive ou ulcérative par reflux gastro-oesophagien :
La dose quotidienne recommandée est de 20 mg par jour, en une prise, le matin, pendant 4 à 8 semaines.

• Traitement d'entretien de l'oesophagite par reflux gastro-oesophagien :
Lors du traitement à long terme, la dose d'entretien est de 20 mg ou de 10 mg par jour, en une prise, le matin, en fonction de la réponse du patient.

• Traitement symptomatique du reflux gastro-oesophagien modéré à très sévère :
10 mg par jour, en une prise, chez les patients sans oesophagite. Si les symptômes persistent après 4 semaines, des examens complémentaires doivent être pratiqués.
Après résolution des symptômes, le contrôle des récidives symptomatiques peut être obtenu par la prise à la demande de rabéprazole 10 mg une fois par jour en fonction des besoins.

• Éradication de Helicobacter pylori :
Une association médicamenteuse est recommandée pendant 7 jours, selon le schéma posologique suivant :
20 mg de rabéprazole 2 fois par jour, associé à clarithromycine 500 mg 2 fois par jour et à amoxicilline 1 g 2 fois par jour.

• Traitement du syndrome de Zollinger-Ellison :
La posologie initiale recommandée est de 60 mg de rabéprazole une fois par jour. Celle-ci peut être augmentée à 120 mg par jour en fonction des besoins du patient.
Des prises uniques quotidiennes de 100 mg de rabéprazole peuvent être administrées. Des posologies quotidiennes de 120 mg peuvent être réparties en 2 prises de 60 mg. Le traitement devra être poursuivi aussi longtemps que nécessaire cliniquement.

Insuffisant rénal et hépatique :
Il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique.
Chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique sévère : cf Mises en garde et Précautions d'emploi.
Enfant :
L'utilisation de rabéprazole n'est pas recommandée chez l'enfant, en raison de l'absence d'étude chez ces patients.

Mode d'administration :
Dans les indications où rabéprazole est administré en une prise par jour, rabéprazole doit être absorbé le matin avant le petit déjeuner. Bien que ni l'heure de la prise, ni l'alimentation n'aient une influence sur l'activité du rabéprazole sodique, ce schéma thérapeutique facilite l'observance.
Les patients doivent être avertis que les comprimés de rabéprazole ne doivent pas être mâchés ou croqués, mais doivent être avalés entiers.

Effets indésirables

Les événements indésirables le plus souvent rapportés au cours d'études cliniques avec du rabéprazole ont été : céphalées, diarrhées, douleur abdominale, asthénie, flatulence, rash et sécheresse de la bouche.
La majorité des événements indésirables expérimentés lors d'études cliniques étaient d'une intensité faible ou modérée et de type transitoire.
Les évènements indésirables suivants ont été rapportés au cours des études cliniques et lors du suivi de postmarketing.
Leurs fréquences sont définies comme suit : fréquent (> 1/100, < 1/10), peu fréquent (> 1/1000, < 1/100), rare (> 1/10 000, < 1/1000), très rare (< 1/10 000), fréquence inconnue.
Infections et infestations :
• Fréquent : infections.
Affections hématologiques et du système lymphatique :
• Rare : neutropénie, leucopénie, thrombopénie, leucocytose.
Affections du système immunitaire :
• Rare : hypersensibilité(1) (2).
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
• Rare : anorexie.
• Fréquence inconnue : hyponatrémie.
Affections psychiatriques :
• Fréquent : insomnie.
• Peu fréquent : nervosité.
• Rare : dépression.
• Fréquence inconnue : confusion.
Affections du système nerveux :
• Fréquent : céphalées, étourdissements.
• Peu fréquent : somnolence.
Affections oculaires :
• Rare : troubles de la vision.
Affections vasculaires :
• Fréquence inconnue : oedème périphérique.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
• Fréquent : toux, pharyngite, rhinite.
• Peu fréquent : bronchite, sinusite.
Affections gastro-intestinales :
• Fréquent : diarrhée, vomissements, nausées, douleur abdominale, constipation, météorisme.
• Peu fréquent : dyspepsie, sécheresse de la bouche, éructation.
• Rare : gastrites, stomatite, dysgueusie.
Affections hépatobiliaires :
• Rare : hépatite, ictère, encéphalopathie hépatique(3).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
• Peu fréquent : rash, érythème(2).
• Rare : prurit, sueur, réactions bulleuses(2).
• Très rare : érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell.
Affections musculosquelettiques et systémiques :
• Fréquent : douleurs non spécifiques/douleurs dorsales.
• Peu fréquent : myalgies, crampes des membres inférieurs, arthralgie.
Affections du rein et des voies urinaires :
• Peu fréquent : infection urinaire.
• Rare : néphrite interstitielle.
Affections des organes de reproduction et du sein :
• Fréquence inconnue : gynécomastie.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
• Fréquent : asthénie, syndrome pseudogrippal.
• Peu fréquent : douleur thoracique, frissons, pyrexie.
Investigations :
• Peu fréquent : augmentation des enzymes hépatiques(3).
• Rare : prise de poids.

(1) Y compris oedème de la face, hypotension et dyspnée.

(2) Les érythèmes, les réactions bulleuses et les réactions d'hypersensibilité ont généralement disparu après arrêt du traitement.

(3) Il a été rapporté de rares cas d'encéphalopathie hépatique chez des patients souffrant de cirrhose. Chez les patients souffrant de dysfonctionnements hépatiques sévères, il est recommandé au prescripteur d'exercer une surveillance accrue lors de l'instauration d'un traitement par rabéprazole (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).

Contre indication

• Hypersensibilité connue au rabéprazole sodique ou à l'un des composants de ce médicament.
• Grossesse et allaitement.

Mise en garde et précaution d'emploi

• Une amélioration des symptômes lors du traitement par le rabéprazole sodique n'exclut pas la présence d'une pathologie maligne de l'oesophage ou de l'estomac ; en conséquence, toute possibilité de malignité des lésions doit être exclue avant le début du traitement par rabéprazole.
• Une surveillance régulière doit être exercée lors d'un traitement à long terme (particulièrement chez les patients traités pendant plus d'un an).
• Une réaction d'hypersensibilité croisée avec les autres inhibiteurs de la pompe à protons ou les dérivés benzimidazolés ne peut pas être exclue.
• Les patients doivent être avertis que les comprimés de rabéprazole ne doivent pas être mâchés ou croqués, mais doivent être avalés entiers.
• L'utilisation de rabéprazole n'est pas recommandée chez l'enfant, en l'absence d'étude chez ces patients.
• Des anomalies du sang (thrombopénies et neutropénies) ont été rapportées depuis la mise sur le marché. Dans la plupart des cas où aucune étiologie n'a été identifiée, ces anomalies étaient non compliquées et se normalisaient à l'arrêt du traitement par rabéprazole.
• Des anomalies des enzymes hépatiques ont été observées au cours des essais cliniques et rapportées depuis la mise sur le marché. Dans la plupart des cas où aucune autre étiologie n'a été identifiée, ces augmentations étaient non compliquées et se normalisaient à l'arrêt du traitement par rabéprazole.
• Les études chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère à modérée n'ont pas révélé d'effets indésirables significatifs en relation avec le médicament, comparativement à des sujets sains de même âge et de même sexe. Cependant, en l'absence de données cliniques sur l'utilisation de rabéprazole chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique sévère, le prescripteur doit assurer une surveillance particulière lors de l'instauration du traitement par rabéprazole chez ces patients.
• L'administration de rabéprazole avec l'atazanavir n'est pas recommandée (cf Interactions).
• Il est possible que le traitement par inhibiteur de la pompe à protons, dont rabéprazole, augmente le risque d'infections gastro-intestinales provoquées par des bactéries telles que salmonella, campylobacter et Clostridium difficile (cf Pharmacodynamie).

Interactions médicamenteuses

Le rabéprazole sodique produit une forte et durable inhibition de la sécrétion d'acide gastrique. Une interaction avec des produits dont l'absorption est dépendante du pH gastrique peut se produire.
L'administration concomitante de rabéprazole sodique avec le kétoconazole ou l'itraconazole peut entraîner une diminution significative du taux plasmatique de ces antifongiques. De ce fait une surveillance des patients peut se révéler nécessaire lors de l'utilisation concomitante de kétoconazole ou d'itraconazole.
Lors des études cliniques, des antiacides ont été utilisés de façon concomitante avec rabéprazole et une étude spécifique n'a pas montré d'interaction avec les antiacides en solution.
L'atazanavir 300 mg et le ritonavir 100 mg administrés en association avec l'oméprazole (40 mg en une prise par jour) ou l'atazanavir 400 mg avec le lansoprazole (60 mg par jour), chez des volontaires sains, ont entraîné une diminution importante de l'exposition à l'atazanavir. L'absorption de l'atazanavir est pH-dépendante. Bien que non étudié, des résultats similaires sont attendus avec les autres inhibiteurs de la pompe à protons. Les IPPs, dont le rabéprazole, ne doivent donc pas être administrés en association avec l'atazanavir (cf Mises en garde et Précautions d'emploi)

Grossesse :
Il n'existe pas de données cliniques relatives à la sécurité d'emploi du rabéprazole lors de la grossesse.
Les études de reproduction chez le rat et chez le lapin n'ont apporté aucune preuve de diminution de la fertilité ou de risque pour le foetus attribuable au rabéprazole sodique, en dépit d'un faible passage foetoplacentaire chez le rat.
rabéprazole est contre-indiqué au cours de la grossesse.

Allaitement :
L'excrétion dans le lait maternel du rabéprazole sodique n'est pas documentée. Il n'y a pas d'étude chez la femme allaitante. Le rabéprazole sodique est excrété dans le lait chez la rate. En conséquence, rabéprazole ne doit pas être utilisé au cours de l'allaitement.

Surdosage

L'expérience en cas de surdosage intentionnel ou accidentel est limitée à ce jour. Les doses maximales ingérées n'ont pas dépassé 60 mg deux fois par jour ou 160 mg une fois par jour. Les effets sont généralement minimes, en accord avec le profil des événements secondaires connus, et sont réversibles sans intervention spécifique.
Il n'existe pas d'antidote spécifique connu. Le rabéprazole sodique est fortement lié aux protéines plasmatiques et n'est donc pas aisément dialysable. En cas de surdosage, le traitement sera symptomatique et visera à préserver les fonctions vitales.

Pharmacodynamique

Classe pharmacothérapeutique : Appareil digestif et métabolisme, médicaments en cas d'ulcère peptique et de reflux gastro-oesophagien (RGO). Inhibiteurs de la pompe à protons (code ATC : A02BC04).
Mécanisme d'action :
Le rabéprazole sodique appartient à la classe des produits antisécrétoires, dérivés des benzimidazolés, qui ne possèdent pas de propriétés anticholinergiques ou antagonistes histaminiques de type H2, mais agissent en supprimant la sécrétion d'acide gastrique par inhibition spécifique de l'enzyme H+/K+-ATPase (la pompe à protons ou à acides). Cet effet est dose-dépendant et conduit, quel que soit le stimulus, à une inhibition des sécrétions basale et stimulée. Les études chez l'animal indiquent que, après son administration, le rabéprazole sodique disparaît rapidement à la fois du flux sanguin et de la muqueuse gastrique. Comme toute base faible, le rabéprazole est rapidement absorbé quelle que soit la dose et se concentre dans l'environnement acide des cellules pariétales. Le rabéprazole est converti en dérivé sulfamide actif par protonation, dérivé qui réagit avec les radicaux cystéinés disponibles au niveau de la pompe à protons.
Activité antisécrétoire :
Après administration orale d'une dose de 20 mg de rabéprazole sodique, le début de l'effet antisécrétoire se produit dans l'heure ; il est maximum en 2 à 4 heures. 23 heures après la première prise de rabéprazole sodique, l'inhibition des sécrétions basale et stimulée par l'absorption de nourriture, est respectivement de 69 % et de 82 %, et l'effet se prolonge jusqu'à 48 heures. L'activité inhibitrice du rabéprazole sodique sur la sécrétion acide augmente légèrement en cas d'administration quotidienne répétée, atteignant un état d'équilibre inhibiteur après 3 jours. A l'arrêt du traitement, l'activité sécrétoire se normalise en 2 à 3 jours.
La diminution de l'acidité gastrique, quelle qu'en soit la cause, y compris par les inhibiteurs de la pompe à protons tels que le rabéprazole, augmente le nombre de bactéries normalement présentes dans le tractus gastro-intestinal. Il est possible qu'un traitement par inhibiteurs de la pompe à protons puisse augmenter le risque d'infections gastro-intestinales provoquées par des bactéries telles que salmonella, campylobacter et Clostridium difficile.
Effets sur la gastrine sérique :
Lors des études cliniques, les patients ont été traités par 10 à 20 mg de rabéprazole sodique, en prise unique quotidienne, pendant une durée allant jusqu'à 43 mois. Les concentrations de gastrine sérique ont augmenté durant les 2 à 8 premières semaines, reflétant l'activité inhibitrice sur la sécrétion acide ; elles sont restées stables au cours du traitement d'entretien. Les valeurs de gastrine sérique sont retournées aux valeurs de prétraitement, en règle générale, 1 à 2 semaines après l'arrêt du traitement.
Des prélèvements, obtenus par biopsie d'estomac humain provenant de l'antre et du fundus chez plus de 500 patients traités par rabéprazole sodique ou comparateur sur une durée allant jusqu'à 8 semaines, n'ont pas permis de déceler de modifications de l'histologie des cellules ECL, du degré de gastrite, de l'incidence des atrophies gastriques, de métaplasies intestinales, ni de la distribution des infections à Helicobacter pylori. Chez plus de 250 patients, suivis pendant 36 mois en traitement continu, il n'a pas été noté de changements significatifs par rapport aux données initiales.
Autres effets :
Aucun effet systémique du rabéprazole sodique sur le SNC, le système cardiovasculaire ou respiratoire n'a été identifié à ce jour. Le rabéprazole sodique administré à la dose orale de 20 mg pendant 2 semaines est sans effet sur la fonction thyroïdienne, le métabolisme des hydrates de carbone, ou les taux circulants de l'hormone parathyroïdienne, du cortisol, des oestrogènes, de la testostérone, de la prolactine, de la cholécystokinine, de la sécrétine, du glucagon, de la FSH, de la LH, de la rénine, de l'aldostérone ou de l'hormone somatotrope.
Les études chez les sujets sains ont montré l'absence d'interaction cliniquement significative entre le rabéprazole sodique et l'amoxicilline. Le rabéprazole n'induit pas de modifications des concentrations plasmatiques d'amoxicilline ou la clarithromycine lorsqu'ils sont administrés dans le but d'éradiquer une infection gastro-intestinale haute par Helicobacter pylori.

Pharmacocinétique

Absorption :
rabéprazole est un comprimé enrobé gastrorésistant, à base de rabéprazole sodique. Cette formulation est rendue nécessaire par le caractère instable du rabéprazole en milieu acide. En conséquence, l'absorption du rabéprazole ne débute qu'après que le comprimé a quitté l'estomac. L'absorption est rapide, conduisant à une concentration plasmatique maximale en 3,5 heures environ après l'administration d'une dose de 20 mg. Entre 10 et 40 mg, la concentration plasmatique maximale (Cmax) de rabéprazole et l'aire sous la courbe (ASC) varient de façon linéaire en fonction de la dose.
La biodisponibilité absolue d'une dose orale de 20 mg (par rapport à la voie intraveineuse) est de 52 % environ, principalement due à une métabolisation présystémique. De plus, la biodisponibilité ne semble pas augmenter lors de l'administration répétée. Chez le volontaire sain, la demi-vie plasmatique est de 1 heure environ (0,7 à 1,5 heure), et la clairance totale est estimée à 283 ml/min ± 98. Ni l'alimentation, ni l'heure d'administration n'ont d'influence sur l'absorption du rabéprazole sodique.
Distribution :
Chez l'homme, le rabéprazole est lié aux protéines plasmatiques à 97 % environ.
Métabolisme/excrétion :
Le rabéprazole sodique, comme les autres médicaments de la classe des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), est métabolisé au niveau hépatique par le cytochrome P450 (CYP450). Des études in vitro sur microsomes hépatiques humain ont montré que le rabéprazole sodique est métabolisé par les iso-enzymes CYP2C19 et CYP3A4 du CYP450. Dans ces études, aux concentrations attendues chez l'homme, le rabéprazole ne provoque pas d'induction ou d'inhibition du CYP3A4, et bien que les études in vitro ne soient pas toujours prédictives de l'effet in vivo, ces résultats indiquent qu'une interaction entre le rabéprazole et la ciclosporine n'est pas attendue en clinique.
Chez l'homme, les dérivés thio éther (M1) et acide carboxylique (M6) sont les métabolites plasmatiques principaux. Les dérivés sulphone (M2), déméthyl-thio-éther (M4) et le conjugué de l'acide mercapturique (M5) sont des métabolites mineurs, présents à des concentrations plus faibles. Seul le dérivé déméthyl (M3) présente une faible activité antisécrétoire mais n'est pas retrouvé dans le plasma.
Après l'administration d'une dose unique de 20 mg de rabéprazole sodique marqué au 14C, le produit n'est pas retrouvé sous forme inchangée dans les urines. Environ 90 % de la dose est éliminée dans les urines, principalement sous forme de deux métabolites : un dérivé conjugué de l'acide mercapturique (M5) et un composé acide carboxylique (M6), plus deux autres métabolites non identifiés. Le reste de la dose est retrouvé dans les fèces.
Sexe :
Après administration d'une dose unique de 20 mg, il n'existe pas de différence au niveau des paramètres pharmacocinétiques liée au sexe du patient après ajustement en fonction du poids corporel et de la taille.
Insuffisance rénale :
Chez des patients insuffisants rénaux en phase terminale, stabilisés, nécessitant une hémodialyse régulière (clairance à la créatinine <= 5 ml/min/1,73 m2), la disponibilité du rabéprazole s'est montrée très similaire à celle observée chez le volontaire sain. L'ASC et la Cmax chez ces patients étaient environ 35 % inférieures à celles observées chez le volontaire sain. La demi-vie du rabéprazole était de 0,82 h chez le volontaire sain, de 0,95 h chez les patients sous dialyse, et de 3,6 h après dialyse. La clairance de ce médicament était multipliée par 2 environ chez le patient insuffisant rénal nécessitant une hémodialyse régulière, comparativement au volontaire sain.
Insuffisance hépatique :
Après l'administration d'une dose unique de 20 mg de rabéprazole, l'ASC était doublée et la demi-vie multipliée par 2 à 3 chez les patients souffrant d'une insuffisance hépatique légère à modérée, comparativement aux volontaires sains. Cependant, après 7 jours d'une administration quotidienne de 20 mg, l'ASC n'a été multipliée que par 1,5 et la Cmax seulement par 1,2. La demi-vie chez l'insuffisant hépatique était de 12,3 h, comparée à 2,1 h chez le volontaire sain. La réponse pharmacodynamique (contrôle du pH gastrique) dans les deux groupes a été comparable au plan clinique.
Sujet âgé :
L'élimination du rabéprazole était très légèrement diminuée chez le sujet âgé. Après 7 jours d'une administration quotidienne de 20 mg de rabéprazole sodique, l'ASC était approximativement doublée, la Cmax augmentée de 60 % et la demi-vie d'élimination de 30 % environ, comparativement au volontaire sain jeune. Il n'a cependant pas été mis en évidence d'accumulation du rabéprazole.
Polymorphisme CYP 2C19 :
Après 7 jours d'une administration quotidienne de 20 mg de rabéprazole sodique chez le sujet métaboliseur lent CYP 2C19, l'ASC et la demi-vie d'élimination étaient, respectivement, 1,9 et 1,6 fois plus importantes que celles observées chez le métaboliseur rapide, alors que la Cmax n'était augmentée que de 40 %.

Condition d'utilisation des machines

Absorption :
rabéprazole est un comprimé enrobé gastrorésistant, à base de rabéprazole sodique. Cette formulation est rendue nécessaire par le caractère instable du rabéprazole en milieu acide. En conséquence, l'absorption du rabéprazole ne débute qu'après que le comprimé a quitté l'estomac. L'absorption est rapide, conduisant à une concentration plasmatique maximale en 3,5 heures environ après l'administration d'une dose de 20 mg. Entre 10 et 40 mg, la concentration plasmatique maximale (Cmax) de rabéprazole et l'aire sous la courbe (ASC) varient de façon linéaire en fonction de la dose.
La biodisponibilité absolue d'une dose orale de 20 mg (par rapport à la voie intraveineuse) est de 52 % environ, principalement due à une métabolisation présystémique. De plus, la biodisponibilité ne semble pas augmenter lors de l'administration répétée. Chez le volontaire sain, la demi-vie plasmatique est de 1 heure environ (0,7 à 1,5 heure), et la clairance totale est estimée à 283 ml/min ± 98. Ni l'alimentation, ni l'heure d'administration n'ont d'influence sur l'absorption du rabéprazole sodique.
Distribution :
Chez l'homme, le rabéprazole est lié aux protéines plasmatiques à 97 % environ.
Métabolisme/excrétion :
Le rabéprazole sodique, comme les autres médicaments de la classe des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), est métabolisé au niveau hépatique par le cytochrome P450 (CYP450). Des études in vitro sur microsomes hépatiques humain ont montré que le rabéprazole sodique est métabolisé par les iso-enzymes CYP2C19 et CYP3A4 du CYP450. Dans ces études, aux concentrations attendues chez l'homme, le rabéprazole ne provoque pas d'induction ou d'inhibition du CYP3A4, et bien que les études in vitro ne soient pas toujours prédictives de l'effet in vivo, ces résultats indiquent qu'une interaction entre le rabéprazole et la ciclosporine n'est pas attendue en clinique.
Chez l'homme, les dérivés thio éther (M1) et acide carboxylique (M6) sont les métabolites plasmatiques principaux. Les dérivés sulphone (M2), déméthyl-thio-éther (M4) et le conjugué de l'acide mercapturique (M5) sont des métabolites mineurs, présents à des concentrations plus faibles. Seul le dérivé déméthyl (M3) présente une faible activité antisécrétoire mais n'est pas retrouvé dans le plasma.
Après l'administration d'une dose unique de 20 mg de rabéprazole sodique marqué au 14C, le produit n'est pas retrouvé sous forme inchangée dans les urines. Environ 90 % de la dose est éliminée dans les urines, principalement sous forme de deux métabolites : un dérivé conjugué de l'acide mercapturique (M5) et un composé acide carboxylique (M6), plus deux autres métabolites non identifiés. Le reste de la dose est retrouvé dans les fèces.
Sexe :
Après administration d'une dose unique de 20 mg, il n'existe pas de différence au niveau des paramètres pharmacocinétiques liée au sexe du patient après ajustement en fonction du poids corporel et de la taille.
Insuffisance rénale :
Chez des patients insuffisants rénaux en phase terminale, stabilisés, nécessitant une hémodialyse régulière (clairance à la créatinine <= 5 ml/min/1,73 m2), la disponibilité du rabéprazole s'est montrée très similaire à celle observée chez le volontaire sain. L'ASC et la Cmax chez ces patients étaient environ 35 % inférieures à celles observées chez le volontaire sain. La demi-vie du rabéprazole était de 0,82 h chez le volontaire sain, de 0,95 h chez les patients sous dialyse, et de 3,6 h après dialyse. La clairance de ce médicament était multipliée par 2 environ chez le patient insuffisant rénal nécessitant une hémodialyse régulière, comparativement au volontaire sain.
Insuffisance hépatique :
Après l'administration d'une dose unique de 20 mg de rabéprazole, l'ASC était doublée et la demi-vie multipliée par 2 à 3 chez les patients souffrant d'une insuffisance hépatique légère à modérée, comparativement aux volontaires sains. Cependant, après 7 jours d'une administration quotidienne de 20 mg, l'ASC n'a été multipliée que par 1,5 et la Cmax seulement par 1,2. La demi-vie chez l'insuffisant hépatique était de 12,3 h, comparée à 2,1 h chez le volontaire sain. La réponse pharmacodynamique (contrôle du pH gastrique) dans les deux groupes a été comparable au plan clinique.
Sujet âgé :
L'élimination du rabéprazole était très légèrement diminuée chez le sujet âgé. Après 7 jours d'une administration quotidienne de 20 mg de rabéprazole sodique, l'ASC était approximativement doublée, la Cmax augmentée de 60 % et la demi-vie d'élimination de 30 % environ, comparativement au volontaire sain jeune. Il n'a cependant pas été mis en évidence d'accumulation du rabéprazole.

Modalités de conservation

Durée de conservation :
3 ans.
A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C. Ne pas mettre au réfrigérateur.
Polymorphisme CYP 2C19 :
Après 7 jours d'une administration quotidienne de 20 mg de rabéprazole sodique chez le sujet métaboliseur lent CYP 2C19, l'ASC et la demi-vie d'élimination étaient, respectivement, 1,9 et 1,6 fois plus importantes que celles observées chez le métaboliseur rapide, alors que la Cmax n'était augmentée que de 40 %.

 

Show Buttons
Hide Buttons